Accueil Date de création : 08/02/08 Dernière mise à jour : 21/04/12 15:12 / 153 articles publiés

Pop expressionniste

"L’Empire d'une enfance volée" - 2012  (Pop expressionniste) posté le vendredi 20 avril 2012 14:42

Blog de thomas-mainardi :Thomas Mainardi - Peindre, c'est communier..., 'L’Empire d'une enfance volée' - 2012
Technique mixte, acrylique et sable sur toile - 55x38 cm

AVAILABLE/DISPONIBLE
tmainardi@hotmail.com
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"First breath after coma" - 2012  (Pop expressionniste) posté le vendredi 20 avril 2012 14:40

Blog de thomas-mainardi :Thomas Mainardi - Peindre, c'est communier..., 'First breath after coma' - 2012
Technique mixte, acrylique, pigments, peinture aérosol sur toile - 120x80 cm

AVAILABLE/DISPONIBLE
tmainardi@hotmail.com

 

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"Memento Mori" - Exploration of artworks...  (Pop expressionniste) posté le lundi 06 février 2012 19:23

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"Layers of aesthetic resonance"  (Pop expressionniste) posté le lundi 06 février 2012 19:22

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"En attendant le châtiment de Gaïa" - MEMENTO MORI - 2012 - (Quadriptyque)  (Pop expressionniste) posté le lundi 06 février 2012 19:06

Blog de thomas-mainardi :Thomas Mainardi - Peindre, c'est communier..., 'En attendant le châtiment de Gaïa' - MEMENTO MORI - 2012 - (Quadriptyque)

Technique mixte, acrylique, pigments, peinture aérosol, bois, tissu, carton et papier marouflé, chaîne et anneau de métal rouillé, plumes, ruban, plastique, pierres semi-précieuses sur toile - 150x90 cm

Disponible/Available

tmainardi@hotmail.com


Vers un mariage synergique des cultures, mais aussi pour respecter l'intégrité et l'unicité de chacune d'entre-elles. Cette toile a pour thèmes le respect de la Nature, l'éphémère de l'existence et la vanité de l'être humain.

Le titre de l'œuvre "En attendant le châtiment de Gaïa" évoque la déesse de la Nature, que les hommes du temps de la Grèce antique appelaient "Gaïa", la Terre mère nourricière.
Le châtiment (ou encore réaction d'auto-défense, instinct de survie de la Terre) que j'illustre est en marche et l'homme ne semble pas s'en inquiéter (révolte des éléments, tremblements de terre, crises climatiques telles que les cyclones, recrudescence des inondations ou raz de marrées, alors que d'autres régions souffrent de pénuries d'eau, espèces en voie de disparition, invasions d'insectes nuisibles, ne sont pas sans rappeler les fléaux bibliques).
En tant que divinité première, Gaïa est, d'une certaine manière, la gardienne du pouvoir divin : les deux aspects de la nature : capable de créer la beauté harmonieuse, mais également capable de faire resurgir le chaos originel.

Si le sujet vous intéresse, l'écologiste anglais James Lovelock utilise dès 1970 pour illustrer sa théorie, appelée hypothèse Gaïa, le nom et l'image de la déesse mère Gaïa, personnifiant « la Terre comme un être vivant ». Selon lui, la Terre est un système intelligent, s'autorégulant, et voulant permettre le développement de la Vie.

La place hégémonique que l'être humain s'est désignée au sein de l'écosystème en s'autoproclamant "Roi de la Terre", par une sorte de putsch écologique et pour faire valoir ses intérêts sur une nature au sein de laquelle il aurait très bien pu vivre en osmose, est symbolisé par cette couronne qui orne la tête de la demoiselle. Nous pouvons y lire la locution latine "MEMENTO MORI", littéralement "SOUVIENS-TOI QUE TU MOURRAS", souvent utilisé dans l'art, la littérature et la philosophie de l'époque (déjà) pour ramener l'homme à la réalité et donc à sa basse condition de mortel. Moyen évident de l'aider à se délester de son orgueil, qui pourrait le faire passer à côté de sa propre existence. Nous trouvons même cela dans les églises partout dans le monde sous-forme de vanités, à San Pietro di Roma pour n'en citer qu'une...
(cf. Explicatif de la "Vanité à l'oiseau bleu" jointe sous la photo de l'œuvre dans le même album, pour plus d'infos sur les vanités).

Son esprit guerrier et son sens de la hiérarchie qu'il dirige est symbolisé par l'épaulette à franges.

Un peu plus à droite, Nous découvrons la Nature, représentée par une espèce de la faune (le hibou et non une chouette pour ceux qui se posent encore la question) et une autre de la Flore (le Sakura, cerisier du Japon). Le hibou (qui se distingue de la chouette par la simple présence d'aigrettes sur la tête), est un animal symbole de la sagesse, du savoir et de la nuit, qui porte un regard dur, ferme et décidé sur la situation. Pour les Romains, le cri du hibou présageait une mort prochaine. Son jugement sera sans appel. Il détient la clé de la vérité, qu'il porte autour du cou, en guise de talisman.
En Égypte, il exprime le froid, la nuit et également la mort, mais paradoxalement, le hibou est aussi un grand symbole de connaissance.
Parce qu'il n'affronte pas la lumière du jour, le hibou fut également symbole de tristesse, d'obscurité, de retraite solitaire et mélancolique.

Le sakura ou cerisier du Japon est quant à lui, un arbre merveilleux, d'une beauté sans pareil, dont les fleurs blanches ou roses, symbolisent la précarité de l'existence.
Le sakura a toujours été un symbole de beauté éphémère au Japon. La vie était considérée comme belle et courte, un peu comme une fleur de cerisier.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le sakura était un symbole servant à motiver le peuple japonais. Les pilotes nippons le peignaient sur les flancs de leur avion avant de partir pour une mission suicide, en tant que symbole de beauté et de nature éphémère. Le gouvernement encourageait les Japonais à croire que l'âme des soldats morts au combat se réincarnait en fleurs de cerisier.

Enfin, pour en terminer avec ces longues explications (pardon, mais il y avait à dire), vous retrouvez le symbole "FRAGILE" que l'on retrouve sur les cartons d'emballage, suivi de "Handle with care", qui signifie "Manipuler avec précaution", pour une fois encore aller dans le sens d'une Nature fragile et qui saura se défendre de l'Homme, si celui-ci n'y prend pas garde. Le symbole est d'ailleurs en train de se décoller de la scène, comme pour montrer l'érosion inéluctable du temps qui passe, une obsession pour moi.

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